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PPDA : Son ex pour empocher 33 000 euros ! Il fait appel

Publié le 7 Septembre 2011 par Tania in Actu People Médias

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Nous avons appris aujourd'hui que Patrick Poivre d'Arvor a été condamné par la justice à verser 33.000 euros à son ex campagne pour avoir mis des éléments de leur vie privée dans l'un de ses romans. L'ancien présentateur du JT de 20h de TF1 a décidé de faire appel. Il le déclare sur son site internet :

 

"Je n’ai jamais parlé de ma vie privée et ce n’est pas aujourd’hui, pas sur mon site, que je vais commencer. La vie sentimentale des uns et des autres est suffisamment complexe à résumer et, parler de ses amours, c’est aussi s’exposer à parler de ses désamours.

 

Hélas, d’autres l’ont fait pour moi, avec une régularité de métronome, le plus souvent dans la presse à scandales. Femmes quittées, maris jaloux, on s’expose au pire quand on est sous la lumière des projecteurs. Ainsi va l’époque et ses dérives voyeuristes. Aujourd’hui c’est devant les tribunaux qu’on m’a cherché querelle, oubliant que la littérature est au dessus de tout, bien heureusement, et qu’il ne faut pas perdre son temps à chercher dans les livres des clés qui n’en sont pas. Toute œuvre de fiction remue des tranches de vie, des observations d’entomologiste et, au-delà de ça, un fort concentré d’imagination, et parfois de fantasmagorie.

 

Ce fut le cas pour mon dernier roman, « Fragments d’une femme perdue », publié il y a plus de deux ans. Avec beaucoup de retard, et un opportunisme de circonstance, une femme qui l’avait lu bien avant sa publication et avait dit beaucoup l’aimer, s’est réveillée pour dire qu’elle croyait se retrouver en l’héroïne. J’eus l’impression de marcher sur les traces de Joseph Kessel et de sa troublante Belle de jour. « Des centaines de femmes m’avaient dit lors de sa sortie : Mais comment m’avez-vous aussi bien dépeinte ?"  Il riait en racontant cette anecdote…

 

Autres temps, autres mœurs. Aujourd’hui on ne rit plus du tout de ces choses là. Et on n’hésite pas à tordre le cou à la vérité. Or la vérité, c’est que ce roman est choral : il y a plusieurs narrateurs dans ce livre gigogne. Chacun croit raconter sa vérité, l’héroïne comme les autres. Il se trouve que le héros se suicide à la fin et que si je devais être ce héros là, je serais bien en peine de signer ces lignes !

 

On a bien compris que l’intérêt de la plaignante était d’abord et avant tout financier et que, de ce point de vue, le tribunal ne lui a accordé que le sixième de ce qu’elle réclamait. Ce qui ne m’empêchera pas de demander à mon avocat, Francis Teitgen, d’interjeter appel. Parce qu’au-delà de ces considérations mercantiles déplaisantes, il y a aussi des questions de principe : la littérature ne peut-elle être faite que de bons sentiments ? Quelle place accorder au romanesque, au fantasme et à la fantaisie, sans bien sûr diffamer ?

 

Il est piquant d’observer qu’une femme qui disait ne pas vouloir être reconnue se mette à crier sur tous les toits : « C’est moi ! », avec l’espoir d’entrer ainsi en littérature dans la peau d’une héroïne. Mais n’est pas héroïne qui veut, surtout pas avec des SMS ou des brouillons de lettres d’amour."

 

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