Ce soir, Dominique Strauss Kahn s'est exprimé devant les français dans le JT de 20h de Claire Chazal. L'ancien directeur du Font Monétaire International s'est expliqué sur les différentes affaires qui le concernent ainsi que sur son avenir politique et sur son avenir professionnel.
Revenons sur les divers propos qu'il a tenu lors de cette interview :
"Oui, je voulais être candidat. Tout cela est derrière moi même si je pense que la victoire de la gauche est nécessaire pour notre
pays. Ce n'est pas mon rôle de m'immiscer dans la primaire (...) Je ne suis candidat à rien. Je vais d'abord me reposer et prendre le temps de
réfléchir. Toute ma vie a été consacrée à essayer d'être utile au bien public. On verra. (...)Ce n'est pas juste une faiblesse, c'est une faute morale. Je
comprends que cela ait choqué, je l'ai payé lourdement, je le paie toujours. Depuis quatre mois, j'ai beaucoup réfléchi. Cette légèreté, je l'ai perdue
pour toujours.
"Sur l'affaire Banon. J'ai dit la vérité que dans cette rencontre, il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence, je n'en dirai pas plus. La version qui a été donné, est une version
imaginaire."
"Anne Sinclair, une femme exceptionnelle. je n'aurais pas résisté sans elle. Je lui ai fait du mal. Je m'en veux. Elle n'aurait pas resisté comme ça si dès la première seconde, elle n'avait pas
su que j'étais innocent. J'ai eu très peur. Quand vous êtes pris dans cette machine, vous
avez le sentiment que j'étais piétiné avant même de pouvoir dire un mot. Dans cette affaire j'ai beaucoup perdu".
"Tout cette histoire qu’elle a raconté est un mensonge. Les charges ont été abandonnées parce qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre… parce que toutes les accusations sont tombées. Il n’y a pas
eu de procès parce qu’il n’y avait plus aucune accusation qui tienne. "
"Dans le rapport officiel il n'y a eu aucune violence. On a dit que j'avais voulu fuir. Alors qu'il aurait été facile de vérifier immédiatement. On a dit que je voulais fuir alors que j'allais
déjeuner avec ma fille. On a dit qu'il y avait des traces matérielles de l'agression. Le rapport du procureur a démontré qu'il n'y en avait eu aucune"