Après plusieurs joueurs de l'Equipe de France, c'est à Jérémy Toulalan de dire ce qui s'est passé dans le bus de la honte. On apprend avec surprise que le joueur de l'Olympique Lyonnais est l'un des meneurs de cette fronde. Ce dernier déclarant :
"Je nage en plein cauchemar" et avoue ne pas bien dormir depuis les évènements sud-africains. Le milieu de terrain des Bleus donne également des précisions sur les heures qui ont précédé l'exclusion de Nicolas Anelka. "On a essayé d'organiser une réunion pour qu'il aille s'expliquer avec le coach. Elle n'a jamais eu lieu car la décision de son exclusion avait été prise, explique ainsi Toulalan.On a regretté la forme plus que le fond. Dans le communiqué, on a essayé d'expliquer cela (...) "En fait, avec quelques joueurs, on a couché des idées pour expliquer notre démarche. Puis avec nos conseillers, on a essayé de mettre ça en forme pour être bien compris. On a essayé de maîtriser les choses, même si c’était peut-être indéfendable. (...) Je n’étais pas bien (dans le bus). Je l’avais dit : c’était au capitaine d’aller la lire. Mais on était dans un tel truc que c’était compliqué. (...)On a eu une discussion le samedi soir : personne ne s’est manifesté. Donc oui, tout le monde était d’accord. Peut-être que certains n’ont pas osé. (...) Moi-même, j’ai d’énormes regrets. Car j’aurais pu le faire (NDLR : arrêter le processus). Je ne suis pas fier de ce qui s’est passé, mais j’assume. On était tous dedans. Celui qui dit le contraire est un menteur. Si on était sanctionné, cela me toucherait beaucoup. Pour moi, c’est toujours une fierté d’aller en équipe de France. Mais on n’a pas le choix : on a tellement fait n’importe quoi qu’on accepterait(...) En tout cas, les sanctions doivent être collectives et non individuelles".
